Mon Carnet de voyage: Part 3 – La folie de MacauÉcrit par katsuni le December 27th, 2009
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Nous sommes alors le Mardi 2 décembre et j’atterris à Hong Kong . Taxi qui parle pas un mot d’anglais mais rigole quand même, hotel super design reperé sur tripadvisor, ballade piétonne dans la ville dans les rues grouillantes d’un tout petit monde très pressé…le lendemain matin j’embarque sur le ferry qui me porte jusqu’ à Macau, le Las Vegas asiatique… »La ville la plus pervertie du monde » selon Orson Wells. Lorsqu’on parle de la culture américaine on ne peut pas ne pas évoquer leur sens de la démesure, leur goût pour l’extrême, le bling bling, leur culot qui va jusqu’à reproduire en plein désert les monuments les plus représentatifs de la culture européenne: la Tour Eiffel, le Colisée, Le palais de Venise…il fallait franchement oser; .mais une fois de plus, si les Asiatiques se font plus discrets, ils bâtissent en secret un tout nouvel empire; rapides, besogneux, ils construisent avec la détermination d’une armée de fourmis bien décidée à dominer le monde et le système solaire qui va avec. Si Macau n’est encore qu’une ébauche de Las Vegas, terrain fouilli encore en pleine construction, les quelques hotel-casinos marquent déjà leur écrasante domination. Le Venetian n’est pas moins que le plus grand hotel du monde, Macau et ses joueurs passionnés génèrent plus d’argent que tout Vegas ; il paraîtrait même qu’il égaleraient tous les casinos américains réunis.
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Ici pas d’Elvis ou de Marylin , pas de flyers distribués sur les trottoirs pour vous proposer les services d’une escort-girl, pas de bachelor parties où les fêtards s’étalent bourrés en travers de votre chemin ; non, même dans le vice et le jeu, l’Asiatique reste dans son rang , bête et discipliné et les filles s’exposent côte à côte, “prêt à consommer”. Je ne sais pas ce qui me préoccupe le plus: leurs frimousses incroyablement juvéniles, ou le numéro qu’elles arborent , épinglé à leur décolleté. A Vegas les machines à sous entonnent leurs chants de syrènes 24/24h ; on est pris dans un tourbillon à nous faire perdre la tête, même pour ceux qui ne jouent pas, la mélodie des pièces est enivrante, entêtante, à un point où le silence de votre suite vous semble ensuite inquiétant. Je n’ai pas ce sentiment à Macau. Je suis perdue dans l’immensité de cette ville/ hotel/casino/temple de la consommation, toutes les tables de jeu sont assaillies, je suis seule dans un microcosme où je ne suis moi-même qu’une infime particule. Je veux juste trouver ma chambre et m’asseoir sur un lit moelleux, retirer mes chaussettes et m’étaler les bras et jambes en étoile…
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Mince, mon ordi a déjà plus de batterie, la barbe. Je dois vous laisser sur le quai de cette gare. D’ailleurs nous arrivons à Kowloon, ma destination. Comme quoi les choses sont plutôt bien faites.
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